le blog de kiria

17 février 2009

LE CORSE ET LE PARISIEN (1)

Marc, 21 ans, grand, le teint mat, cheveux noirs et yeux verts, corse, entrait en première année de médecine à Paris dans le but de devenir médecin généraliste. Il n’était pas ce qu’on pouvait qualifier de bourge, ou de riche mais c’est vrai qu’il n’avait jamais manqué de rien. Ses parents avaient même pu lui offrir un studio à à peine une vingtaine de minutes de la FAC.

A ce moment il était l’homme le plus heureux du monde. Il réussissait tout ce qu’il entreprenait. Il était le genre de personne qu’on qualifiait de “beau gosse“, le genre d’homme sur lequel on se retourne quand on le croise dans la rue. D’ailleurs Claire, sa petite amie, était tout à fait à son image. Dans leur village, ils représentaient l’idée que les gens se faisaient du couple idéal.

Malheureusement, il ne restait plus que les deux mois d’été à Marc avant de rejoindre la morosité et la grisaille de Paris.

****

Au même moment, à Paris dans le vingtième arrondissement, Sam, un jeune homme homosexuel d’origine modeste, sortait les poubelles du restaurant qui venait de l’embaucher. Cela faisait maintenant trois mois qu’il avait été accepté dans une prestigieuse FAC de médecine à Paris même ! Trois mois qu’il allait de petit boulot en petit boulot afin de payer ses études. Il bénéficier d’une bourse avantageuse qui lui offrait un logement universitaire au centre du campus et qui lui payait la moitié de ses deux premières années d’études. Sam n’aurait pu rêver mieux. Ses parents avaient tenus à lui offrir la deuxième moitié de sa première année. Sam éprouvait un profond respect pour ses parents, il ne leur avait pas toujours laissé vivre une vie facile. Malgré tout, ils n’avaient jamais hésité à faire tous les sacrifices nécessaires à la bonne éducation de leur fils unique.

Il restait encore deux mois à Sam avant la rentrée. Deux mois durant lesquels il espérait réunir assez d’argent pour assurer sa deuxième année.

****

C’était la veille de son départ. Marc et Claire profitaient d’un dernier couché de soleil ensembles. Claire était étrangement silencieuse ce soir-là.

Marc la raccompagna chez elle et, au moment de l’embrasser pour lui dire au revoir, elle détourna brusquement la tête.

-          Désolée, Marc, j’aimerai qu’on en reste la…

Marc resta complètement interdit, ne sachant si c’était vrai ou pas. Voyant la détresse de son ami, elle enchaîna :

-          Je ne supporterai pas la distance, l’absence et tout ce qui va avec. Je pense que se serait mieux pour nous deux, tu ne crois pas ?

-         

-          Ooooh ! réponds moi je t’en prie ! supplia-t-elle réellement gênée

-          On fera…. On fera…comme tu veux…finit-il par articuler

-          Merci. dit-elle vraiment soulagée. Tu sais, je voudrai quand même qu’on reste amis tous les deux. On pourra rester en contact par mails ? hein ? qu’en dis-tu ?

Marc hocha la tête. La jeune femme le prit gentiment dans ses bras, lui embrassa la joue et disparu derrière la porte blanche.

Le jeune homme se sentait horriblement vide. Une rupture était la dernière chose à laquelle Marc s’attendait. Il remonta dans sa voiture et rentra chez lui. Il ne pensait plus à rien, il entra dans sa chambre, retira ses chaussures et se laissa tomber sur le lit. Du côté il pouvait voir ses bagages prêts au départ. Il n’avait pas grand-chose, juste une grande valise un sac à dos et son ordinateur portable, pour ainsi dire il partait léger. De toute façon il ne risquait pas de manquer de quoi que se soit à Paris, la ville lumière !

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LE CORSE ET LE PARISIEN (2)

Plus qu’une semaine est c’était la rentrée. Sam avait déjà acheté tout ce qui lui serait nécessaires pour sa nouvelle vie d’étudiant. Il n’avait jamais quitté ses parents, aussi, malgré ses 21 ans, il appréhendait le fait de se retrouver seul dans sa chambre universitaire.

Il ne travaillait pas cette semaine là. Il en profita pour passer du temps avec ses proches : la journée avec ses parents, le soir avec ses amis.

Lui et ces-derniers se rendirent souvent en boîte. Le Black Moon, une boîte gay très en vogue à ce moment, fut toujours leur lieu de rendez-vous.

Ils s’amusaient beaucoup là-bas. En général ces soirées bien arrosées se terminaient dans les chambres de l’étage. Il arriva plus d’une fois à Sam de se réveiller dans les bras d’un bel inconnu. Il ne s’en étonna jamais. La plupart du temps, il désertait la chambre avant le réveil de son partenaire d’une nuit et ne cherchait pas à aller plus loin qu’une simple relation sexuelle.

C’est ainsi que se déroula sa dernière semaine de vacances.

****

Assis au siège n°18, Marc observait les enfants qui s’extasiaient quelques sièges devant lui. « Sûrement la première fois qu’ils prennent l’avion » pensa-t-il énervé.

-          Regarde Julie, disait le petit garçon, j’ai 12 ans ! c’est écrit sur mon fauteuil ! et toi tu n’en as que 11 ! Ah ah ! Je suis plus grand que toi ! s’écria-t-il en se redressant sur son siège pour montrer sa supériorité.

L’ordre d’attacher les ceintures les coupa net dans leur élan. Mais le calme ne dura pas longtemps : lorsqu’une hôtesse de l’air arriva pour rappeler les règles de sécurité, ils s’amusèrent à imiter ses gestes en pouffant.

Marc n’aimait pas les enfants. Il se détourna d’eux et regarda par le hublot sa Corse adorée rétrécir, rétrécir, rétrécir... pour disparaître sous les nuages. Il observa l’immensité du paysage qui s’offrait à lui. Il pensait à Claire. Il ne l’avait pas vu depuis hier soir. Elle avait juste appelé le matin même pour lui souhaitait un bon vol et bonne chance. C’était la goutte d’eau qui fit déborder le vase. A peine avait-il raccroché qu’il se réfugia dans sa chambre et pleura toutes les larmes de son corps. Il embrassa longuement ses parents et il embarquât le cœur un peu plus léger.

Il arriva à Paris à 21 heures. Ses parents ne lui amèneraient  sa voiture que dans trois mois, à ses prochaines vacances. D’ici là il devrait faire sans. Il prit donc un taxi.

Une demi-heure plus tard il était chez lui. SON chez lui. Il jeta ses affaires au sol et entreprit de visiter son nouveau logis. C’était plus un petit appartement qu’un studio. Il avait une salle de bain, une chambre, et une cuisine équipée ouverte sur un grand salon. Pour l’instant il n’avait que le minimum : un lit, une armoire, un bureau et un canapé. Il rangea ses affaires, s’installa comme il pu et partit en course. Il lui restait une semaine avant le début des cours.

Le lendemain il entreprit de meubler son appart. Il fut très efficace : en une journée il avait absolument tout trouvé. Il consacra sa troisième journée de parisien à monter étagères, table, rideaux, etc.… Il lui restait à présent quatre jours de repos. Il se rendit à la FAC, pour être sûr du trajet à prendre, et se promena dans Paris, découvrant deux Paris bien distinct : celui du jour et celui de la nuit.

Cependant, il se sentait seul dans cette ville immense et inconnue. Il pensait souvent, un peu trop à son goût d’ailleurs, à Claire. Plusieurs fois la nuit, il se réveillait les larmes aux yeux.

Un soir, de peur de rêver d’elle, il se réfugia au bar du club près de chez lui. La musique était incroyablement forte et entrainante. Il y avait beaucoup de monde sur la piste de danse. Marc regardait tout ces gens de loin, adossé au bar. Il commanda un verre d’alcool fort, puis un deuxième, un troisième…pour finir complètement bourré. Il se sentait soudainement bien, léger. Il ne se rendit pas compte de la femme qui se rapprochait de plus en plus. Arrivée à sa hauteur elle demanda deux verres de vodka. Pendant que le barman s’exécutait, elle ne tourna pas la tête vers lui. Marc, qui avait enfin remarqué sa présence, la détailla de haut en bas. Elle était plus petite que lui, maigre. Elle portait une mini-jupe noire et un top blanc trop petit pour elle. Elle avait de longs cheveux bruns lisses, attachés en une tresse lâche qu’elle avait posé sur son épaule, et avait un regard rieur. Elle était vraiment belle.

Quand on lui donna les verres elle se retourna vers Marc un grand sourire aux lèvres. Elle fut si vive que le jeune homme en fut surprit. Elle lui tendit un verre que Marc accepta et elle but le sien cul sec. Il l’imita. La jeune femme lui saisit le poignet et l’entraîna au milieu de la piste de danse. Une fois sur place elle se retourna et se mit à bouger au rythme de la musique, se collant le plus possible à Marc. Complètement à l’ouest, il mit plusieurs minutes à réagir. Finalement il fit comme elle, la saisissant par la taille pour la reprocher.

                                                                                             

Le morceau finit elle leva la tête vers lui avec un sourire immense. Charmé, et surtout ayant bien bu, Marc se pencha et l’embrassa à pleine bouche. Surprise mais aux anges, la femme ne dit rien et approfondi leur baiser, pressant sa poitrine contre son torse. Marc sentit la chaleur monter. Elle le sentie aussi et le conduisit dans un coin plus à l’écart. Elle enroula ses bras autours de son cou et l’attira près de son visage. Il l’embrassa et laissa glisser ses mains sur ses hanches, la plaquant tout contre lui. Il contourna ses lèvres de sa bouche et alla lui embrasser le cou, laissant une marque rouge après son passage. Il passa une main sous son haut, lui caressant le ventre. Il joua avec son soutien-gorge, lorsqu’elle comprit qu’il voulait le lui dégrafer elle lui souffla :

-          Peut-être pas ici…

Elle inclina la tête en montrant les autres personnes les entourant. Sans un mot, il lui prit la main et l’entraîna vers la sortie. Elle le suivit jusque chez lui sans poser de questions.

Une fois la porte refermée il la plaqua contre le mur et l’embrassa goulûment. Il la souleva et la porta jusqu’à la chambre. La jeune femme riait. Il la déposa sur le lit et reprit son baiser. Il repassa la main sous son top et le lui enleva directement. Il lui embrassa le cou et descendit doucement jusqu’à son nombril en prenant son temps. La femme se redressa pour lui enlever sa chemise et caresser le torse ainsi offert. Marc s’assit et l’attira contre lui. Il lui retira son soutien-gorge et se mit à lui téter les seins. Elle gémit et se mit à respirer de façon saccadée. Marc ne cessait de lui caresser le dos, la faisant se cambrer à son contact. Sentant son sexe durcir de plus en plus, il la reposa sur le lit et entreprit de lui retirer sa jupe. Elle se releva et lui enleva son pantalon et son boxer. Marc ne voulait plus attendre, il la saisit et l’assit entièrement sur lui. Sa partenaire se pencha brusquement en arrière dans un gémissement de plaisir. Il commença à faire des va et vient, les accélérant au fur et à mesure.

-          Je … je vais… finit-il par articuler

Il voulut se retirer mais elle passa ses jambes autours de lui pour le retenir et accentua ses mouvements de bassin. Il se libera en elle dans un râle de plaisir. Elle laissa retomber ses jambes mais ils restèrent encore quelques minutes comme ça avant de retomber allongés sur le lit. Ils s’endormirent ainsi entrelacés.

Le lendemain matin Marc se réveilla avec un mal de tête horrible ! Il se leva et se dirigea automatiquement vers la salle de bain. La tête dans le brouillard il ouvrit sa douche et sentit une douce chaleur l’envahir quand il vu le corps nu et encore savonné de la femme devant lui. La surprise prit le dessus sur le reste et il la regarda bouche bée.

-          Salut ! lança-t-elle enjouée et pas gênée le moins du monde. Excuses-moi j’ai emprunté ta douche sans te demander mais je n’ai pas osé te réveiller… Tu m’en veux pas au moins ?

-          …non…, dit Marc ahurit

-          Cool ! Ben maintenant que t’es là tu me rejoins ?

Aussitôt elle lui saisit le poignet et le poussa sous la douche.

-          Hééé ! minute ! Vous êtes qui pour commencer ? s’écria-t-il

-          Par pitié ! Pas “vous“ ! Moi c’est Marie ! C’est vrai qu’on s’est même pas dit nos noms… toi c’est… ?

-          Marc, mais ça ne me dit pas d’où tu viens ?

-          Du club !

-          Mais quel club  bon sang ? oh ! CE club…..

La soirée d’hier lui revint en flèche et il rougit d’un coup.

-          Ça va ? s’inquiéta Marie

-          Oui oui ! Mais  parce que c’est normal cette situation pour vous ?

-          “Toi“ ! Non, c’est rare que je suive un homme jusque chez lui, d’habitude on en finit au club et on se revoit plus.

Marc était stupéfait ! Mais quelle connerie de l’avoir ramené chez lui ! Il s’en mordait les doigts.

-          Bon, je suis désolé pour hier. J’étais… complètement fini, je me sentais seul, excusez moi. Je suis vraiment con…

-          Pas de problème ! J’ai l’habitude. dit-elle triste mais souriante. T’inquiètes mon grand, je m’en vais.

Elle finit de se rincer, se sécha, s’habilla et revint vers lui. Elle lui prit la main, se hissa sur la pointe des pieds et lui embrassa la joue. Elle lui tendit un bout de papier avec un numéro de portable.

-          Si jamais tu te sens de nouveau seul !

Et elle partie en souriant. Elle était vraiment bizarre. Marc ne retourna pas à ce club et la rentrée arriva.

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LE CORSE ET LE PARISIEN (3)

Sam se trouvait dans le hall principal de la FAC de médecine lorsqu’il vu un magnifique jeune homme. Le jeune homme en question s’approcha de lui, le contourna sans même le voir pour aller consulter les listes qui se trouvaient juste derrière lui. Déçu il se rendit dans sa salle.

Cinq minutes plus tard, il vit le garçon qu’il avait repéré dans le hall entrait dans la pièce et s’asseoir à côté de lui.

-          Salut, lui dit-il, moi c’est Marc !

-          Sam.

-          C’est bien la D100 ici ?

-          Ouaip.

-          Ouah ! je suis soulagé, je te raconte pas la galère pour trouver ! euh… je peux te tutoyer ?

-          Bien sur !

Sam était très gêné, il le trouvait horriblement attirant. Et il était plus qu’étonné que cette apollon lui adresse la parole vu comme il l’avait ignoré quelques minutes auparavant.

Soudain la porte se ferma, tirant Sam de ses pensées. Un homme plus âgé se dirigea vers le bureau et s’adressa à l’ensemble des élèves.

-          Bienvenue à la FAC de médecine, en première année vous aurez ce qu’on appelait au lycée un “prof principal“ pour vous aider à trouver vos repères et je m’occuperai perso….

Sam en perdit vite le fil, absorbait par la contemplation de son beau voisin. Ce-dernier ne tarda pas à le remarquer :

-          Tu vas bien ?

Surpris, Sam sursauta et leurs regards se croisèrent. Quels yeux il avait ! D’un vert clair qui jurait avec ses cheveux noirs comme la nuit. Magnifique tout simplement.

-          Ça va ? répéta Marc

-          Oui, oui, désolé.

-          Ok

Ils se retournèrent tous deux vers leur professeur. La matinée passa comme une flèche. Monsieur Baptiste (le prof) était un homme enjoué, ne sachant probablement pas ce que voulait dire le mot “ennui“. Et ce n’était pas plus mal !

-          Bon ! conclut-il. Je vous retrouve dans deux heures dans cette même salle pour les dernières formalités ! Bon appétit !

Il rangea ses affaires et s’éclipsa. Marc se retourna vers Sam :

-          Tu connais déjà quelqu’un ici ?

-          Non, t’es la première personne à qui je parle depuis que je suis sur le campus !

-          Ah bon ?! Enfin, c’est pareil pour moi… Ca te dit qu’on mange ensemble ? j’ai pas envie de me perdre encore une fois et surtout j’aime pas être seul… dit-il sur le ton de la confidence

-          Pas de problème ! s’écria Sam ravi

Ils se rendirent ensemble au “rue“ mais une queue immense les découragea. Ils se dirigèrent donc vers une pizzeria assez proche. Ils prirent une reine, pour Marc, et une végétarienne, pour Sam.

-          T’es végétarien ?

-          Non pas vraiment, mais j’aime pas trop la viande.

-          Hm.

Ils choisirent une petite table à l’écart et firent plus ample connaissance. Sam était toujours un peu intimidé par son nouvel ami mais il se sentait bien avec lui.

Marc quand à lui se sentait entièrement en confiance avec Sam. Lorsqu’il l’avait vu dans la salle en début de journée, se sont ses yeux d’un bleu profond qui avaient retenus son attention. Il était alors persuadé que c’était quelqu’un de bien, et il s’était tout de suite senti à l’aise avec lui.

Bref, on pouvait dire que le courant passé entre eux deux.

-          Tu fais quelque chose ce soir ? questionna Marc

-          Non, rien de particulier.

-          Génial, après les cours tu viens chez moi et on va au club qu’il y a deux rues plus loin pour fêter la rentrée et notre nouvelle amitié. Qu’en dis-tu ?

Sam était fou de joie à l’idée de passer une nuit en boîte avec un homme comme Marc.

-          Alors ?

-          Pas de problème ! tu me laisseras juste le temps d’aller me changer ?

-          Bien sur ! Oulla ! faut qu’on se bouge !

Et ils repartirent en cours de bonne humeur.

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LE CORSE ET LE PARISIEN (4)

Ils arrivèrent à cinq heures chez Marc. Ils allèrent marcher dans Paris, tout en rigolant. Ils retournèrent ensuite à l’appart pour manger et se dirigèrent vers le club.

A peine furent-ils à l’intérieur qu’une musique bruyante les envahit. Ils s’assirent d’abord au bar boire un coup, et s’élancèrent sur la piste de danse. Marc remarqua que Sam avait des mouvements assez féminins, très souples. Il ne s’en formalisa pas, il trouvait même que ça lui “allait“ assez bien ! Après environ une heure de danse ils retournèrent au bar.

Ils venaient de s’asseoir lorsqu’une chose sauta au cou de Marc en hurlant :

-          Yeaaaaaaaaaaaaaah ! Marc !! Salut mon grand ! Ca fait longtemps ! Ca va ?

-          Ma…Marie ? dit-il éberlué

-          Non, la reine de ce club ! ria la jeune fille. Puis-je savoir ce que nous vaut l’honneur de ta présence dans mon palais ?

Tout de même heureux de revoir une tête un peu familière dans cette ville immense, il rigola de bon cœur et répondit :

-          Je suis venu fêter la rentrée et ma rencontre avec Sam !

-          Oh oh ! s’écria-t-elle. Ainsi ce beau jeune homme t’accompagne ? J’en connais qui vont être contentes ! dit-elle en regardant avec insistance deux filles qui les avaient rejoint

-          Hein ? s’exclama Sam

-          Ben oui, quoi ! nous aussi on “fête“ la rentrée. Ce sont deux nouvelles copines. Et comme Marc est à moi, et rien qu’à moi…

-          Et depuis quand je ne suis « rien qu’à toi » ? demanda l’intéressé

-          Laisse-moi finir ! Bref, elles se seraient ennuyées si tu n’avais pas été là mon cher Sam !

-          Euh… c’est ce qu’on appelle une proposition ? fit Sam avec inquiétude

-          Oui ! s’exclamèrent les deux autres filles

-          Ouais, mais non !

-          Ooooooooooh allez quoi ! dirent les deux femmes à l’unisson en allant se coller à lui.

Surpris, Sam eut un brusque mouvement de recul, ce qui intrigua encore plus les deux filles. L’une lui saisit le bras en l’embrassant sur la joue, tandis que l’autre se blottissait contre son torse en lui caressant le bas ventre.

-          Stop ! cria Sam. Je n’aime pas ça !

-          On va te faire changer d’avis…lui susurra une des femmes

-          Vous comprenez pas ! Je n’aime pas ça ! Je… je n’aime…pas…les femmes…finit-il par lâcher tout bas

-          QUOI ? hurlèrent les deux filles en s’écartant rapidement

Marc qui avait entendu aussi s’interposa alors pour défendre son ami. Il regrettait déjà de ne pas être intervenu avant face au refus de Sam et l’insistance de ces furies.

-          Ça vous pose un problème ? dit-il l’air sévère. Etre homo n’est pas une honte ou une tare, votre réaction et ridicule ! Dégagez ! conclut-il

Les deux intruses ne se firent pas prier et partirent aussitôt. Marie prit alors la parole.

-          Je suis désolée Marc, toi aussi Sam excuses moi. je ne savais pas qu’elles étaient comme ça, je ne les connais que d’aujourd’hui, si j’avais su qu’elles étaient aussi peu ouvertes d’esprit je…enfin pardon.

Elle fit demi-tour mais n’eut pas le temps d’avancer : Marc lui avait saisit le poignet.

-          On va chez moi ? C’est pas ta faute, on va pas se fâcher, mais j’ai plus trop envie de rester ici, on y va ?

Elle hocha la tête pour dire oui et sourit timidement. Marc se tourna ensuite vers son ami. Il regardait le sol, les yeux humides, il avait l’air honteux.

-          Ça sert à rien de rentrer chez toi à l’heure qu’il est. Tu viens chez moi aussi ?

-          Mais… dit-il hésitant

-          Mais quoi ? je viens de le dire à ces deux folles, c’est ni une honte ni autre chose, je vais pas te planter pour ça quand même ! Surtout ici ! Alors tu viens ? redemanda-t-il avec un grand sourire

-          Hmm.

Ils marchèrent donc tous trois en silence jusqu’à l’appartement du corse. Marie alla dans la cuisine et se débrouilla pour préparer du café pendant que les deux amis s’asseyaient au salon. Sam était tendu, il n’était visiblement pas à l’aise.

-          Hé ça va ? s’inquiéta Marc en posant sa main sur le bras de son ami

Ce-dernier le retira vivement ce qui fit sursauter Marc.

-          Désolé… c’est que... Tu es sûr que ça ne te déranges pas ?

-          Quoi donc ?

-          Ben, que je sois… pédé ?

-          Je te signale que je suis un peu plus ouvert d’esprit que ces guenons ! tu es ce que tu veux, je m’en moque. Mais n’utilise pas le mot pédé, je le trouve plus dégradant qu’autre chose.

-          Et toi Marie ? demanda-t-il à la jeune femme qui revenait de la cuisine avec trois cafés

-          Qui moi ? Oulla mon beau ! tu sais pas à qui tu parles ! dit-elle retrouvant sa bonne humeur et son entrain. Il en faut beaucoup plus pour me poser problème !

-          Merci… souffla-t-il

-          Pardon ? dirent en cœur Marc et Marie

-          Merci de m’avoir défendu…

Quelques larmes perlaient à ses yeux. Attendrie, Marie le prit doucement dans ses bras. Sam répondit doucement à son étreinte. Il était triste : cette soirée lui prouvait que tout le monde ne pouvait l’accepter tel qu’il était. Triste mais aussi joyeux : il venait de trouver deux merveilleux amis, il en était sûr.

Marc s’éclipsa quelques minutes. Lorsqu’il revint, ses deux amis rigolaient. Marie était une fille visiblement très amusante. Il se joignit à leur conversation et ils s’amusèrent encore une bonne partie de la nuit. Comme ils commençaient tous à montrer des signes de fatigue, Marc montra sa chambre à Sam, et comme il ne disposait que d’un lit simple, il retourna dans le salon et se laissa tomber sur le canapé en fixant Marie.

-          Quoi ? finit-elle par demander agacée

-          Rien, à cause de notre première rencontre je pensais que tu étais plus…volage ? enfin moins intelligente que ça, je suis surpris !

-          Et bien les compliments font toujours plaisir !

-          Ha ha ! Ne te vexe pas ! Je pensais aussi que tu étais très jolie.

En effet, elle portait une robe courte, rouge, près du corps, avec un décolleté plus que généreux.

Sans montrer ne serait-ce qu’une once de gêne, elle s’approcha de lui, se mit à califourchon sur ses genoux et l’embrassa sans la moindre retenue. Marc ne fit rien pour la repousser. Après tout, elle était belle, drôle, intelligente et ne demandait que lui. Et si ça pouvait lui permettre d’oublier Clai… Il eut honte de penser à ça et lui saisit brusquement les épaules pour la tirer en arrière. Elle manqua de tomber mais il la rattrapa de justesse.

-          Quoi, qu’est-ce qu’il y a ? demanda-t-elle paniquée

-          Je… désolé, je peux pas. Si je couchais avec toi maintenant, se serait plus pour oublier mon ex (sa voix s’étrangla sur ce mot pourtant petit) que pour… Non, je peux pas te faire ça !

-          Ola du calme ! du calme ! et puis de toute façon j’ai un plan ! dit-elle fièrement

-          Un plan ?

-          Hm hm ! je couche avec toi donc : tu oublies ton ex ET tu penses à moi  c’est’ y pas magnifique tout ça ?

Marc explosa de rire sous le regard incrédule de Marie.

-          Quoi, c’est pas une bonne idée ?

-          Essaye toujours !

-          Oh, serait-ce une proposition ?

-          Qui sait ?

Et elle se remit à l’embrasser. Elle s’appuya un peu plus sur le bas ventre du corse et se mit à donner de petits coups de bassins. Elle sourit lorsqu’elle sentit le sexe de Marc se lever et durcir doucement. Le jeune homme saisit alors d’une main la nuque de son amie, l’embrassant comme jamais, et de l’autre son bassin pour venir la coller le plus possible contre son érection. Il allait commencer à la déshabiller lorsqu’il se rendit compte que le lit n’était pas fait.

Il se leva et alla chercher une couverture et des oreillers. En deux clics le canapé se transforma en lit deux places. Il se déshabilla alors et se coucha sur le lit qui venait d’apparaitre en boxer. Marie le rejoint, s’allongea sur lui et l’embrassa.

-          Je vais rentre…hééééééé hé hé ! que fais-tu ?

A peine Marc avait-il compris ce qu’elle allait dire qu’il se tourna pour se retrouver sur elle.

-          Aurais-tu déjà oublié ton fameux plan ? Tu passes la nuit avec moi aujourd’hui.

-          Hmmmmm…

Ils s’embrassèrent longuement. Marc se leva, ferma la porte du salon et revint vite sur sa belle. Entre-temps celle-ci s’était déshabillée et se retrouvait nue sur le lit. A cette vue, le jeune homme ne résista pas à l’envie de lui téter les seins. Il la fit ensuite se coucher et écarter les jambes. Tout en lui suçant un sein, il lui caressa l’autre d’une main, tandis que sa deuxième main descendait vers le sexe déjà humide de la jeune femme. Elle étouffa un gémissement de plaisir et  se mit à haleter, se cambrant sous les caresses de Marc.

-          Aa…a… Ma…Marc, gémit-elle

-          Quoi ?

-          Viens ! lâcha-t-elle dans un souffle

Il ne se fit pas prier et la souleva pour la pénétrer. Lorsqu’il fut entièrement en elle, il commença à créer des mouvements de va et viens de plus en plus rapides. Ils haletaient tout les deux, poussant de longs gémissement. Marc lui tenait à présent le dos, sa tête posait sur sa poitrine. Sentant la délivrance proche, Marc resserra son étreinte :

-          Je… peux rester…en toi ?

-          Oui.

Aussitôt, elle passa ses bras autours du cou de Marc, se tenant droite contre son torse, et s’appuya le plus possible sur lui. Quelques instants plus tard, elle sentie un liquide chaud se déverser en elle. Ils gémirent ensemble une dernière fois et Marc se laissa tomber en arrière, entraînant Marie dans sa chute. Sans ajouter un mot ils s’endormirent.

Sam qui avait tout entendu relâcha la pression qu’il avait exercée jusqu’alors sur ses oreilles et se détendit, trouvant enfin le sommeil.

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LE CORSE ET LE PARISIEN (5)

Marc se réveilla à cause d’une odeur de café qui lui titillait les narines. Il vit Marie, portant un de ses T-shirts, ses longs cheveux attachés en une haute queue de cheval. Il se leva, mit son boxer alla la saisir par la taille en lui baisant la nuque.

-          Bien dormi ? dit-elle en déposant un baiser sur ses lèvres.

-          Comme jamais. Où est Sam ?

-          Devant ta nudité il a préféré partir, il a dit qu’il te verrait à la FAC. Je me suis permise de fouiller dans ta chambre pour le T-shirt…

-          Hm, ok. Je vais me doucher.

Vingt minutes plus tard ils se séparèrent devant l’immeuble, chacun rejoignant son université respective.

****

Marc s’assit à la même place que la veille et se laissa aller à la contemplation de la porte, attendant l’arrivée de son ami. Enfin, Sam entra. La première chose que ce-dernier vit fut Marc lui faisant de grands signes. Il soupira en souriant et vint s’asseoir à côté de lui.

-          Alors ça va ?

-          Oui, très bien. Désolé je suis parti comme un voleur. Je me suis dit que…ça valait mieux. lâcha-t-il, se remémorant  le corps nu du corse

-          Pas de problème ! On a prévu d’aller au cinéma ce soir avec Marie, tu te joins à nous ?

Ne sachant que trop bien comment ça allait finir, Sam déclina l’offre et le cours commença.

La journée passa incroyablement vite, tout comme la veille. Pour Marc en tout cas. Sam semblait ailleurs tout le temps. Cela gêné un peu son interlocuteur, mais il tacha de ne pas y faire attention. Voyant que le jeune homme n’y réagissait pas, Sam ne se gêna pas pour le dévorer des yeux. Il avait des cheveux courts et incroyablement sombres, un teint magnifique et des yeux ! mon Dieu quels yeux ! Bref, le parisien était sous le charme. Il le quitta à la fin de la journée attristé et déçu, sachant de quoi allait être faite la soirée du jeune corse.

Marc se rendit à l’adresse que lui avait donnée Marie. Ce n’était pas loin de chez lui, une trentaine de minutes à peine. Il tourna une dernière fois et arriva sur le parking d’une FAC qu’il ne connaissait pas, de stylisme apparemment.

-          Tu veux devenir styliste toi ? demanda-t-il lorsqu’elle le rejoint

-          Ça t’étonne ?

-          RIEN ne m’étonne avec toi ! dit-il en rigolant.

Et ils partirent.

****

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LE CORSE ET LE PARISIEN (6)

****

Trois mois c’étaient déjà écoulé depuis la rentrée. Les parents du corse éraient venus en visite, lui apportant sa voiture, ce qui le rendait plus libre de ses mouvements. Marc et Marie s’étaient vus presque tous les jours. Ils sortaient beaucoup. Sam s’était remis à les accompagnés. Les deux garçons étaient toujours ensembles, ils étaient devenus inséparables. Il arrivait même à Marie d’avoir l’impression de tenir la chandelle à un tout jeune couple. Elle avait très vite remarqué les regards que portaient Sam sur son ami, elle n’était pas dupe. Cela la faisait rire, mais leur complicité la rendait un peu jalouse aussi. Marc avait vite demandé à arrêter ce jeu de “je suis seule, moi aussi, on baise ?“, il ne l’aimait pas et se sentait coupable. Marie avait compris et avait laissé tombé : c’est comme ça. Ils étaient resté très bons amis malgré tout, c’était suffisant.

Une fois seule avec Sam, elle mit le sujet sur le tapis.

-          Dis-moi mon beau, puis-je te poser une question ?

-          Dis toujours.

-          T’aurais pas le béguin pour notre cher ami Marc ?

Sam vira immédiatement au rouge, manquant de tomber de sa chaise.

-          Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

-          Oh mais rien ! Si ce n’est ta façon de le dévorer des yeux, de rougir quand il danse trop prêt de toi lorsqu’on est en boîte et surtout, ta réaction à ma question ! Enfin tu vois quoi, tous ces p’tits détails… dit-elle l’air de rien

-         

-          Et ben ! On dirait que t’es découvert ! T’inquiètes, je serai une tombe.

-          Tu m’en veux ?

-          Tellement que je vais te faire un procès ! Bien sur que non, je n’ai aucunes raisons de t’en vouloir.

-          Vous n’êtes pas ensemble ?? demanda-t-il une lueur d’espoir dans les yeux

-          Et non !soupira-t-elle. On se voit beaucoup, on a couché ensemble, mais y’a jamais vraiment eu de sentiments. Toi et lui êtes maintenant mes meilleurs amis, et je ne changerai ça pour rien au monde ! Donc si tu veux y aller, te gêne surtout pas pour moi.

-          Marie tu es un ange !

-          Tu le remarques seulement maintenant ? dit-elle ironiquement en haussant les sourcils

****

Mais même après cette discussion, Sam n’entreprit rien. Ce n’est que deux semaines plus tard qu’il vint demander conseil à Marie.

-          Dis.

-          Hm ?

-          Aller dans une boîte gay, ça te dérangerai ?

-          Non, pas vraiment.

-          Et tu crois que ça gênerait Marc ?

-          Peut-être un peu, mais il ne te dira pas non. Tu nous y emmènes quand ?

-          Demain soir. On se retrouve chez Marc ?

-          No problem ! j’ai hâte de voir ça !

Le lendemain soir à 22 heures, ils entraient tous les trois au Black Moon.

A peine entrés ils furent éblouis par les spots bleus et jaunes du club. C’était incroyablement spacieux. Marie se précipita au milieu du premier groupe de filles qu’elle vue, laissant les deux hommes en plan. Marc se dirigea vers le bar, bu quelques verres et alla danser lui aussi, près du groupe de son amie.

Bien que “dans son élément“, Sam ne savait pas vraiment quoi faire. Il s’assit sur une banquette libre et observa Marc. Décidemment, il était vraiment beau. D’ailleurs, pas mal d’hommes s’étaient rapprochés de lui. Il ne semblait pas le remarquer, ou alors il s’en fichait.

Tout d’un coup, une chose lui sauta dessus, le tirant de ses pensées.

-          Et ben alors ! Tu danses pas ? s’exclama Marie

-          Ça se voit tant que ça ?

-          Alala, franchement. Tu oses abandonner notre pauvre corse au milieu de tous ces mâles en chaleur ?

-          Dis donc made…

-          Allez, je te pousse jusqu’à lui et je rejoins des copines au premier, là où il y a les chambres. M’attendez pas quand vous partirez, je rentrerai chez moi pour une fois !

-          T’es lesbienne ??!!

-          Qui sait ? Allez, zou !

Elle se leva, se mit dans son dos et le poussa jusqu'à Marc. Ce-dernier se sentit soulagé lorsque son ami le rejoint. Seul, il n’était pas très à l’aise. Ils restèrent environ une demi-heure sur la piste de danse et retournèrent vers le bar.

Marc abandonna Sam pour aller aux toilettes. Quand il entra dans le couloir qui y menait, un homme le saisit par derrière et lui proposa de se rendre avec lui dans une chambre de l’étage. Le jeune homme, surprit, déclina et continua son chemin en pressant le pas. Il avait à peine parcouru cinq mètres qu’il senti quelque chose s’abattre violemment sur sa tête.

Lorsqu’il rouvrit les yeux quelques minutes plus tard, il était allongé nu dans un lit. Un homme, nu également, se tenait assis sur ses cuisses. Il recula d’un bond et se retrouva le dos collé contre un mur. L’homme s’approcha, le prit par les épaules et lui susurra :

-          Tu n’aurais pas dû refuser, j’ai toujours ce que je veux.

Sentant une main lui caressait le torse, Marc se raidit. Il sentit la bouche de son agresseur se refermer sur un de ses tétons, il tressaillit. Une autre main se saisit de son sexe, se mettant à faire des mouvements de va et viens lents. Malgré le dégoût qu’il éprouvait, il ne parvint pas à empêcher son corps de réagir sous la caresse. Il était submergé par la peur, des larmes de rage coulaient déjà le long de ses joues. Il était tétanisé, incapable de bouger, complètement sous l’emprise de cet homme qui le répugnait. Il se mit à penser à Sam, que se passait-il pour lui ? L’attendait-il toujours au bar ? Etait-il inquiet ? Le cherchait-il ? Il l’espérait de tout cœur. Dans ce moment de peur et de honte absolue, l’image de Sam représentait une échappatoire pour l’esprit de Marc.

****

Pendant ce temps, le dit Sam commençait à s’inquiéter pour son ami. Il s’était déjà rendu aux toilettes mais ne l’y avait pas trouvé. Il interrogea plusieurs personnes lorsqu’il entendit deux femmes parlaient d’un homme qui en portait tant bien que mal un autre qui semblait dans les pommes. Sam leur demanda immédiatement le numéro de la chambre où ils se trouvaient.

Quand il entra dans la chambre il vit Marc pleurer en se mordant la main sous un homme qui le caressait. Lorsque Marc aperçu son ami dans l’embrasure de porte, il tendit la main en tremblant. Sans réfléchir, Sam se jeta sur l’homme et l’expédia heurter le mur. Il le saisit par le bras et l’éjecta hors de la chambre et lui envoya ses vêtements à la figure avant de claque la porte avec violence. Il se rapprocha de Marc qui s’était recroquevillé sur le lit. Il s’assit doucement à côté de lui et lui prit les épaules. Marc se pressa contre lui et laissa couler ses larmes.

Lorsqu’il fut un peu calmé, Sam le dégagea et rassembla ses habits.

-          On serait mieux chez toi non ?

Marc hocha doucement la tête et se rhabilla maladroitement. Il se sentait complètement vidé. Il n’était plus qu’une coquille tremblante, un poids mort. Jamais il ne s’était senti aussi mal et aussi sal. Sam le soutint et ils marchèrent jusque chez le corse.

****

En entrant dans la chambre, Sam déshabilla son ami, le laissant en boxer, et inclina la tête vers le lit. Marc s’y coucha aussitôt. Alors qu’il allait sortir, le corse le retint par le poignet. Lorsqu’il croisa son regard, Marc détourna immédiatement les yeux, fixant son autre main qui serrait la couette de plus en plus fort. Sam comprit et se déshabilla à son tour. Il se glissa sous les draps en boxer lui aussi.

Sentant la présence rassurante de son ami, Marc se rapprocha très légèrement de la chaleur douce et réconfortante qui émanait du corps de Sam. Connaissant l’homosexualité de son ami, il craignait d’être repoussé. Mais Sam n’en fit rien et prit doucement le jeune corse dans ses bras. C’est ainsi qu’ils s’endormirent.

Malgré ce qui venait de lui arriver, Marc se sentait très très bien aux côtés de Sam. Il aimait vraiment son ami, ils étaient toujours ensemble mais jamais sa présence ne lui avait pesé. Il était même triste les week-ends où Sam allait voir ses parents et qu’il se retrouvait seul avec Marie. Non pas qu’il n’aima pas sa compagnie, mais il lui préférait de loin Sam. Cependant, il trouvait étrange ce manque qu’il éprouvait lors de ces fameux week-ends. Son amitié pour le parisien était vraiment très forte. Trop forte pour être encore considéré comme de l’amitié ? C’était ce qui inquiétait Marc. S’il se découvrait amoureux de Sam, il serait homo ? Leur amitié serait-elle gâchée ?

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LE CORSE ET LE PARISIEN (7)

Lorsque Marc se réveilla, la première chose qu’il vu fut son réveil : « 13 : 00 », affichait en petits point verts. Il se retourna en fermant les yeux. Son sang ne fit qu’un tour. Il avait réussi à dormir d’un sommeil sans rêve, en sentant juste une chaleur qui le rassurait, et là, cette chaleur avait disparut. Il se releva d’un bond et se précipita hors de la chambre.

Personne dans le salon.

Personne dans la cuisine.

La salle de bain : vide.

Le placard (pourquoi pas après tout) : vide.

Un bruit de chasse d’eau résonna alors dans l’appartement. Marc vit Sam  sortir des toilettes en se grattant la tête. Il tomba à genoux sur le sol, se rendant compte de l’ampleur de sa panique. Des larmes perlaient à ses yeux. Sam accouru et le prit délicatement dans ses bras.

-          C’est bon, c’est fini… je suis là, calme toi…

Ils restèrent une bonne vingtaine de minutes dans les bras l’un de l’autre. Marc pleurant tout son saoul, Sam lui murmurant des paroles douces et apaisantes.

Marc se calma enfin mais conserva son étreinte autour du buste du parisien. Ce-dernier voulu se dégager mais le jeune homme resserra encore son emprise sur lui. Le corse releva alors la tête et posa chastement ses lèvres sur celles de Sam.

-          Je…pardon. Je vais prendre un bain et, enfin… fit Marc honteux.

-          …oui…

Marc se leva et se précipita dans la salle de bain. Il s’y enferma et frappa la paroi en carrelage de toutes ses forces, se blessant jusqu’au sang. Il resta immobile quelques minutes et mit l’eau chaude à couler. Il entra dans son bain et se laissa porter par la chaleur de l’eau. Mais que venait-il de faire ? Il venait d’embrasser Sam. Il ne s’en était même pas rendu compte, pas jusqu’à ce qu’il sente les lèvres de son ami contre les siennes. Qu’allait-il pensait de lui maintenant ? Et est-ce que ça signifiait qu’il l’aimait ? Il se surprit à penser à lui et Sam s’embrassant. Il chassa vite cette idée de son esprit et s’endormit dans l’eau.

****

Pendant ce temps, Sam s’était installé dans la cuisine. Il ne savait plus sur quel pied dansait. Les questions fusaient dans sa tête : pourquoi Marc avait-il fait ça ? comment le voyait-il ? et que représentait Marc pour lui ? un camarade ? un ami ? plus ? La sonnerie du téléphone le sortit de sa rêverie. Il n’osa pas répondre mais lorsqu’il vu l’heure il couru à la salle de bain : cela faisait près d’une heure et demi que Marc y était rentré.

-          Marc ? Marc ça va ? questionna-t-il

Aucune réponse. Il toqua, toqua plus fort. Aucunes réactions, aucuns bruits. Heureusement le verrou ne marchait pas avec une clé, il était comme sont généralement les ceux des portes de toilettes de restaurant, une pièce de 20 centimes et hop, ça s’ouvre de l’extérieur ! Il entra donc en silence et découvrit le corps d’un Marc endormi. Il n’y avait pas à dire, il était magnifique ! Sam s’approcha doucement et s’assit au pied de la baignoire. Il resta la à le contempler quelques instants. Il se sentait bien. Calme. Tranquille. Il se redressa et approcha son visage de celui de Marc. Il n’était plus qu’à quelques millimètres de ses lèvres lorsqu’il glissa sur de l’eau et se retrouva la tête et les bras dans la baignoire.

-          Pétard ! Mais qu’est-ce que… ? s’écria Marc désormais bien réveillé

-          Et merde ! s’exclama Sam trempé

-          Mais qu’est-ce que tu fais ??!!

-          Ben ça faisait plus d’une heure que t’étais la dedans et tu ne répondais pas. je me suis inquiétais alors je suis rentré et j’ai vu que tu dormais. Pis y’a eu cette fichue flaque j’ai glissé et voila !

-          Ha ha ! ha ha ! dans le genre doué !

Sam le regarda étonné mais heureux : il avait retrouvé le sourire.

-          Bon ben, je te laisse puisque t’es pas mort. conclut Sam

Il se retourna et se dirigea vers la porte. Aussitôt Marc sorti du bain et fit se retourner son ami pour se blottir contre son torse.

-          Euh… tu sais que je suis homo, et qu’un homme nu contre moi ne me laisse pas complètement indifférent.

Le corse releva la tête et plongea son regard dans celui de Sam. Ce-dernier ne savait plus quoi faire. Marc posa alors ses lèvres sur celle du parisien, qui, se laissant emporter par ce brusque rapprochement, referma ses bras autour du corps de son ami et accentua leur baiser.

Ce fut Marc qui le rompit. Sam recula immédiatement, honteux d’avoir répondu aux avances du jeune homme.

-          Pourquoi ? questionna-t-il l’air désespéré

-          J’en avais juste envie, avoua Marc en baissant la tête

-          Mais, pardon mais je dois confirmer ce point, t’es pas hétéro ?

-          Si, enfin je sais pas, plus. Je me sens tellement bien quand je suis avec toi, j’aime ta voix, tes mimiques, ton physique, dit-il plus bas, tout en fait, tout.

-         

-          Et puis avec l’autre connard hier, il faisait si froid, j’étais si mal, c’était tellement désagréable, tellement horrible. Et quand je t’ai vu, tout d’un coup j’ai eu très chaud, et lorsque tu m’as pris dans tes bras, je me suis sentie en sécurité, j’étais de nouveau bien, je me sentais en sécurité, j’aurai voulu que ça dure toujours.

Les larmes avaient recommencé à couler tout doucement sur ses joues.

-          Et tu vois, tous ces trucs que je ressens, je n’arrive pas à me les expliquer ! aide moi, aide moi…

****

Tout tournait très vite autours de Sam. Il avait l’impression que le sol tremblait et se dérober sous ses pieds. Ses yeux lui piquaient et son regard se brouillait. Il vit Marc qui le regardait l’air triste, il semblait complètement perdu. Il avait légèrement avancé ses bras vers lui. Sans chercher à comprendre, Sam saisit son ami dans ses bras et s’empara de sa bouche.

Marc fut surprit mais répondit avec ardeur au baiser, croisant à son tour ses bras dans le dos qu’il était à présent sûr d’aimer. Sam interrompu leur baiser et le jeune corse, étant un peu plus petit, vînt nicher sa tête contre le cou du parisien. Ce-dernier resserra son étreinte, il faisait preuve d’une attitude très protectrice envers Marc. Il avait déjà connu une relation sérieuse mais il sentait que cette fois c’était plus fort, c’était incroyable ce qu’il était bien avec cet homme dans les bras. Marc releva la tête pour l’embrasser. Sam laissa ses mains descendre le long du dos du corse, saisissant doucement ses fesses. Marc sursauta mais ne fit rien pour empêcher les caresses que lui procurait Sam. Il faisait soudain très chaud dans la salle de bain. Les mains de Sam revinrent se poser sur le torse de Marc, descendant lentement. Alors qu’il allait prendre en main le sexe de Marc, la sonnette d’entrée retentie. Aussitôt les deux hommes s’écartèrent, se regardant un peu gênés.

-          Je…je vais ouvrir, fit Sam, tu devrais t’habiller.

-          Hm

Et Marc se retrouva seul dans la salle de bain. Pendant qu’il s’habillait il entendit comme un écho la voix de Marie :

-          Sam ! oh quelle soirée hier ! C’est officiel : je suis bi ! On y retourne quand ? s’exclama la jeune femme

-          Je te déconseille d’y retourner, seule en tout cas. C’était une très mauvaise idée de vous emmener là-bas. Je pense pas que Marc et moi on y retourne avant un moment.

-          Ah bon… dit-elle visiblement déçue, j’avais trouvé l’endroit sympa, les gens aussi… Mais pourquoi tu me dis de ne pas y retourner seule ? Il s’est passé quelque chose ? s’inquiéta-t-elle

-          On a eu un p’tit problème mais je pense pas vraiment que je puisse t’en dire plus…enfin…

Sam était effroyablement mal à l’aise, il lui semblait qu’il en avait trop dit, risquant de gêner Marc. Il regrettait déjà ses paroles. La jeune femme le regardait avec un air d’inquisitrice, ce qui le rendait encore plus mal. Enfin Marc arriva, sauvant Sam de cette situation :

-          Salut Marie ! dit-il avec toute la joie et l’assurance qu’il était capable d’afficher

-          Hey Marc ! tu vas me dire toi, ce qu’il s’est passé hier ?

-          J’ai un peu trop bu, c’est Sam qui a du me ramener… Imagine si j’avais été seul ! la galère…

-          Oooh  c’est tout ! Sam, espèce d’imbécile ! tu m’as fait peur ! Encore un peu et je criais au viol ! Ha ha ha !

A cette remarque le regard de Marc se ternit. Sam sourit à contre cœur et déclara qu’il allait faire du café. Il passa près du corse et lui effleura la main, signe qu’il était là et qu’il le soutenait. Il disparut dans la cuisine et Marie s’assit dans le fauteuil, vite rejoint par le corse.

Ils passèrent l’après-midi ensemble. A sept heures la jeune femme s’éclipsa. Sam insista pour la raccompagner, il interrogea Marc du regard, il semblait d’accord. Chez lui il ne craignait rien, Marie seule dehors si. Aussi laissa-t-il son ami ramener la jeune femme chez elle. Une fois dehors elle prit la parole :

-          Alors, ça avance avec Marc ?

-          Et bien…c’est-à-dire…

-          Hm ?? hm ??

-          Ben hier soir il a voulu que je dorme avec lui, il était bourré alors, dit Sam en se rappelant le mensonge qu’ils avaient inventé, mais ce matin il m’a…c’est gênant…

-          Tu fais le timide avec moi maintenant ??

-          Ce matin il m’a embrassé.

-          Mais c’est génial !!!!!!!!!!!! Et après ?? s’exclama-t-elle, elle avait l’air d’une adolescente, ce qui amusa son interlocuteur et le mit un peu plus à l’aise

-          Ben après… c’est moi qui l’ai embrassé, avoua-t-il en rougissant.

-          Waouh ! Mais alors qu’est ce que tu fais encore là avec moi ?? Remonte immédiatement ! Pour une fois que je ne squatte pas toute la soirée chez Marc et que je vous fiche la paix toi tu me raccompagnes ?? Ah les mecs j’te jure ! Allez, zou, rejoins le avant que je me fâche ! dit-elle un grand sourire aux lèvres.

-          Mais…

-          Pas de mais, weg* !

-          Merci Marie, conclut-il en l’embrassant sur la joue.

****

*weg c'est de l'allemand, ça veut dire part ! ou dégage !                                                                                           

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30 juin 2009

LE CORSE ET LE PARISIEN (8)

Marc se retrouvait seul chez lui. Pour la première fois depuis qu’il était sur Paris il trouvait son appartement vide et froid. Il se sentait seul, il avait même un peu peur. Pour conjurer ce silence trop lourd, il mit de la musique classique. Cela pouvait surprendre de voir un jeune écouter ce genre de musique, et pourtant elle l’apaisait, et lui donnait l’impression d’une présence rassurante, même si cela ne remplaçait pas celle de Sam.

Dix minutes s’était écoulées depuis leur départ lorsqu’on sonna à la porte. Marc approcha, méfiant, regarda par le judas et ouvrit brusquement la porte quand il reconnut Sam complètement essoufflé.

-          Et Marie ?

-          Elle m’a dit …de remonté… dit-il encore à bout de souffle

-          Pourquoi ?

-          Aucune idée, menti-t-il. Je peux rentrer ?

-          Oh, oui bien sûr ! Pardon.

-          Dis moi tu lui en veux ? A cause de ce qu’elle a cru comprendre sur hier soir ?

-          Non, elle ne pouvait pas savoir, mais qu’elle ne le sache pas s’il-te-plaît.

-          Et à moi, tu m’en veux ? De t’avoir emmené là-bas, et de lui en avoir parlé ?

-          Non.

Sam lui prit doucement la main et Marc plongea de nouveau son regard dans le sien. Ils se rapprochèrent comme s’ils étaient attirés l’un à l’autre comme des aimants. Leurs lèvres se touchèrent furtivement une première fois, une deuxième fois, à la troisième ils s’embrassèrent à pleine bouche. Au bout d’un moment le besoin d’air se fit pressant et Marc mit fin à leur baiser pour le reprendre presqu’aussitôt avec beaucoup plus d’ardeur. Il n’avait jamais autant ressenti le besoin d’embrasser quelqu’un, il se sentait si bien dans ses bras qu’il ne les aurait quitté pour rien au monde. Il passa ses bras autour de la nuque de Sam qui l’attira doucement vers le canapé. Il s’y assit, et le fit s’asseoir sur ses genoux. Le parisien passa alors ses mains sous son T-shirt et se mit à le caresser. Il lui enleva très vite, et sa propre chemise partit immédiatement rejoindre le T-shirt de Marc. L’empressement de ce-dernier et ses gestes maladroits arrachèrent un sourire attendri à Sam.                                                                                                                                                                                                                                                                                  Celui-ci se pressa contre le torse de son partenaire, reprenant sa bouche avec avidité. Marc lui caressait doucement le torse, pinçant légèrement ses tétons si joliment exposés, tandis que lui lui traçait des cercles dans le creux des reins. Le parisien se redressa et les fit basculer pour qu’il se retrouve allongé sur Marc. Sans lui lâcher la bouche, il fit glisser ses mains jusqu’à son entre-jambe qu’il caressa lentement. Marc lâcha ses lèvres pour laisser échapper un soupir de plaisir. Voyant les yeux du corse s’assombrir davantage, Sam lui retira son pantalon et son boxer dans la foulée. Ne résistant pas à la vue qui lui était offerte, il le prit directement en bouche, enroulant et déroulant sa langue sur son sexe avec une lenteur calculée.                                                                                                                       Surprit, Marc ne put se retenir de gémir bruyamment. Cela n’avait rien à voir avec le froid qu’il avait pu ressentir avec son agresseur. Au contraire il était plus chaud qu’il ne l’avait jamais été, il avait l’impression que son corps et que son cœur irradiaient sous les caresses procuraient par son amant. Il posa un de ses bras sur ses yeux, posant son autre main sur la tête de Sam, sans oser le poussé un peu pour le forcer à intensifier ses mouvements. Il n’était plus que soupirs et gémissements, profitant un maximum de cet instant. Et c’est dans un dernier râle de pur plaisir qu’il se déversa dans la bouche de Sam, qui recueillit la semence avec joie.                                                           

-          Je t’aime… dit Sam en remontant vers son visage.

Marc, qui essayait de reprendre son souffle, se trouva brusquement privé d’air. Que venait-il de dire ? Il l’aimait ? Il ne rêvait pas hein, c’était bien vrai ??

-          Hé respire vieux ! ria Sam

Le “vieux“ se redressa, passa une main derrière la nuque de Sam et l’embrassa avec passion.

-          Moi aussi je t’aime, je t’aime je t’aime je t’aime…. dit-il en se nichant dans son cou.

Cette fois c’était fini, Sam avait définitivement quitté le monde terrestre. Etrangement il se retrouvé à flotter au-dessus des nuages, bizarre non ? Il enserra étroitement Marc et lui déposa un baiser sur les cheveux.

-          Marie va être jalouse, ria-t-il encore.

-          Pourquoi ? je n’ai signé aucuns contrats d’exclusivité.

-          Pardon ? fit Sam interloqué.

-          Bon bon d’accord, je vous ferai un emploi du temps, je te réserve les dimanches, lundis, mercredis et vendredis soirs. Qu’en dis-tu ?

-          J’en dis que tu vas pas te foutre de ma gueule longtemps !

Déclara-t-il en se jetant sur lui pour lui dévorer le ventre de bisous.

-          Pitié !!! ah ah !! D’accord ..c’est bon, j’ai compriiiiis !! tout mais pas les guillis !!

-          Tout ? tu es sûr ? demanda Sam avec un regard lubrique

-          Nan mais tout c’est…. Enfin tu vois quoi… fit-il avec une lueur d’inquiétude dans les yeux.

-          Je vois tout à fait, oui…

-          Pervers !!

-          Et c’est peu dire !

Lâcha-t-il avant de l’embrasser goulument. Tout en lui béquetant la bouche il fit descendre une de ses mains vers le bas-ventre de son compagnon, lui arrachant des frissons de bonheur. Très vite il se rendit compte que Marc était plus que réceptif à ses caresses, et il se mit à le masturber doucement. Arrêtant de l’embrasser il présenta trois de ses doigts devant sa bouche. Marc comprit immédiatement ce qu’il n’osait lui demander avec des mots. Après une hésitation, il se mit à lécher les doigts, les enduisant de salive. Souriant doucement, Sam se mit à lui embrasser langoureusement le torse tout en continuant ses caresses sur son sexe. Il sentit Marc mordillait doucement ses doigts le faisant rire légèrement. Enfin, il retira ses doigts et en fit doucement rentrer un dans l’antre de Marc, le faisant s’arquer de douleur. Il se mit alors à bouger délicatement pour le détendre. Quelques instants plus tard il inséra un deuxième doigt, et enfin un troisième. Marc se mordait violemment la main, et quelques larmes lui avaient échappé. C’était comme si une lame le transperçait. Pourtant Sam continua à faire mouvoir ses doigts à l’intérieur de son amant, en restant le plus doux possible. Marc finit par se détendre, laissant échapper quelques soupirs de satisfaction. Ceux-ci se changèrent en soupirs de frustration lorsqu’il retira complètement ses doigts. Sam l’embrassa une énième fois avant de l’interroger du regard. Trouvant dans ses yeux l’autorisation qu’il cherchait, il fit pénétrer tout doucement son sexe en Marc. Ce-dernier fit basculer violement sa tête en arrière et cria sa douleur. Sam se rapprocha de son visage et lécha les sillons salés qu’avaient laissés les larmes après leur passage. Il revint vers sa bouche et l’embrassa avec passion. Il commença à enrouler et désenrouler sa main autour du sexe de son partenaire, détournant son attention de la douleur. Quand Marc se remit à soupirer il entama d’amples vas et viens. Son désormais petit-ami se mit alors à onduler sous lui, augmentant leur plaisir à tout les deux. Chacun d’eux se sentant enfin à sa place dans les bras de l’autre, ils atteignirent rapidement la jouissance, après un dernier coup de reins.

Sam se laissa tomber sur Marc qui l’encercla de ses bras. Ils prirent le temps de reprendre leur respiration. Profitant de la chaleur qui émanait de leur corps ils s’endormirent ainsi enlacés.

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20 août 2009

LE CORSE ET LE PARISIEN (9)

Marc se réveilla plus tard que d’habitude ce jour-là. Il se rappela les évènements de la nuit passée et son visage afficha un sourire doux accompagné d’une teinte rouge. Sam n’était plus avec lui, il se rendit dans son salon et y découvrit un mot disant :

Bonjour mon ange,

Tu étais tellement beau quand tu dormais que je n’ai pas osé te réveiller, je suis rentré chez moi me changer, et oublie pas qu’on a cours cet aprem, on se retrouvera là-bas.

Bisous.

Il sourit une nouvelle fois et se rendit dans la cuisine se faire un café. Il alluma son ordinateur et découvrit plusieurs mails de Claire. Il l’avait un peu oublié ces derniers temps, elle avait du s’inquiéter. Car même s’ils n’étaient plus ensembles, ils avaient gardé contact via internet et avait réussi à rester bons amis. La douceur qu’elle conservait à son égard étonnait même un peu Marc, il avait parfois l’impression qu’elle le considérait encore comme son petit ami. Enfin, de toute façon il avait Sam, c’était tout ce dont il avait à présent besoin.

Confiant, il ouvrit le premier des mails de son ex, il était tout ce qu’il y a de plus banal, elle lui racontait ce qu’elle faisait, comme se passait la vie dans sa chère corse depuis son départ. Ah la corse, elle commençait à lui manquer, la grisaille de Paris n’aidant pas… Son deuxième mail était du même genre, a la nuance près qu’elle s’étonnait de ne pas avoir eu de réponse au précèdent. Le troisième était plus tranchant, elle avait toujours réussi à le faire culpabiliser, et cela n’avait apparemment pas changé… Le quatrième la dévoilait vraiment en colère, s’il décidait de l’ignorer, d’accord, mais qu’il la tienne, au courant, n’est-elle pas concernée ??!! Ces énervements firent doucement sourire Marc. Il entreprit de lui répondre avant de se rendre compte qu’il avait oublié le dernier mail :

Bonjour Marc,

Je pars pour Paris dans deux semaines, je dois y faire un stage d’un mois dans un grand journal. Je voulais te demander si tu acceptais de m’héberger, ça me ferais économiser l’hôtel et ça me ferais vraiment très plaisir de te revoir ! Si tu ne me réponds pas à temps ne t’inquiètes pas, j’aurai trouvé une solution. Et nous pourrons peut être nous voir quand même, tu n’as pas changé de numéro de téléphone j’imagine ?

Autre chose, tes parents n’ont plus de tes nouvelles depuis une semaine je crois, je sais c’est court mais ils s’inquiètent, ils n’arrêtent pas de m’appeler pour savoir si tu ne m’aurais pas appelé (s’ils savaient !), pourrais tu les rassurer s’il-te-plaît ?

Bon, gros bisous,

Claire .

Bon sang ! Claire à Paris ! Et dans deux semaines !! Non, quand avait-elle envoyait ce message ? Il y a 10 jours !!! Oh la galère !! Vite, l’appeler, tout de suite !! Et ses parents dans la foulée.

-          Allô ? fit la voix fatiguée de Claire.

-          Claire, c’est Marc !

-          Tiens, un revenant !

-          Oui, oui je sais, je suis vraiment vraiment désolé !!! Mais si tu savais tout ce qu’il m’était arrivé !! Enfin passons ! Comment vas-tu ?

-          Pas mal et toi ?

-          Plutôt bien. Et donc tu viens à Paris dans 5 jours ?

-          Oui, t’as reçu mon mail ?

-          Oui, tous, pardon… et bien sûr que je peux t’héberger ! Quelle question ! Tu arrives où et quand ?

-          A l’aéroport d’Orly, à 18heures.

-          Très bien, je serai là !

-          D’accord, merci beaucoup Marc. A dans cinq jours alors !

-          C’est ça ! a bientôt !

-          Bisous

-          Bisous.

Au tour de ses parents :

-          Allô ?

-         

-          Oui maman ça va.

-         

-          Oui, oui, je te jure que j’appellerai plus souvent !

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29 août 2009

LE CORSE ET LE PARISIEN (10)

Marc rejoignit Sam dans l’amphithéâtre. Il s’assit à côté de lui et l’embrassa furtivement, se fichant bien des éventuels regards portaient sur eux.

-          J’étais triste que tu ne sois pas là à mon réveil…

-          C’est pas de ma faute si tu dors plus qu’une marmotte ! lui répondit Sam en rigolant.

Et le cours commença.

-          On fait quelque chose ce soir ?  demanda Sam en sortant de la salle

-          Pourquoi pas ? Tu…tu veux retourner en boîte gay ?

-          Hors de question !!

-          Que fait-on alors ? demanda Marc en cachant tant bien que mal son soulagement.

-          Que dirais tu de voir Marie ? Pour lui annoncer la nouvelle ? Tu n’imagines pas ce que ça lui ferait plaisir !

-          Ah bon ? fit-il hésitant. Tu en es sûr ?

Le corse doutait affreusement que leur amie soit si réjouit à l’annonce de leur couple, n’avaient-ils pas entretenu une relation plutôt…intime tous les deux ? N’allait-elle pas être vexée ? triste ? gênée ? C’est le cœur remplit d’appréhension qu’il la retrouva avec Sam le soir même à la pizzeria d’un cinéma.

-          Salut vous deux !! leur lança-t-elle à leur arrivée. Vous allez bien ?

-          Très bien et toi ? répondit Sam en lui faisant la bise.

-          Super ! Vous savez déjà ce que vous voulez voir ??

-          Non, on te laissera choisir !

-          Très bien, que diriez-vous de Bruno ? leur fit-elle avec un regard plein de sous-entendus.

-          C’est très bas ça Marie ! railla Sam

-          Yaaaa !!! j’en étais sûre !! Alors ça y est ça y est ???? demanda-t-elle hystérique.

-          Oui, déclara simplement Sam avec un regard entendu.

-          C’est génial !!! hurla-t-elle encore en se jetant des ses bras.

Marc avait suivit la scène avec un grand étonnement. Il n’avait pas osé regarder Marie dans les yeux au début, puis il avait rougit à l’annonce du film qu’elle avait choisit, et il regardait maintenant son amant et sa meilleure amie se serrer dans les bras en riant.

-          Euh…fit-il pour leur rappeler sa présence.

-          Ah oui, euh, comment dire, Marie était au courant de mes sentiments pour toi avant toi justement.

-          Oui !! Et c’est aussi grâce à moi que votre relation à avancer !! dit-elle fièrement

-          Pardon ? dit Marc interloqué.

-          Sam hésitait à nous emmener en boîte gay, alors je lui ai dit que ça te dérangerai sûrement pas. Et heureusement que j’ai pu le convaincre, sans cette soirée je n’imagine même pas où vous en seriez !

-          Marie, l’interrompit Sam, on parle plus de boîte gay d’accord, il devait son intervention au subit assombrissement de Marc à l’évocation de cette soirée.

-          Ah…mais je…

-          Marie !

-          Si tu y tiens ! dit-elle en lui lançant un regard signifiant qu’elle n’en avait pas fini. Bon, on va manger sinon on sera pas à l’heure pour la séance !

-          Ok, mais tu tiens vraiment à aller voir Bruno ? demanda Marc qui se manifestait pour la première fois de la soirée.

Ils éclatèrent de rire et rentrèrent heureux dans la pizzeria.

****

A la sortie de la salle de cinéma, Marc ralluma son portable et vit que Claire avait essayé de l’appeler. Il s’excusa auprès de Sam et Marie, s’éloigna un peu :

-          Allô ?

-          Allô Claire, c’est Marc, qu’est-ce qui se passe ?

-          Ah oui, je voulais te dire qu’ils ont un problème à l’aéroport, alors j’arriverai deux jours plus tard, c’est embêtant ?

-          Non, pas du tout ! A dans une semaine donc ?

-          C’est ça, bisous !

-          Bisous !

-          C’était qui ? demanda Sam lorsqu’il revint vers eux

-          Claire.

-          Ah ! C’est qui ?

-          Mon ex.

-          Oh ! fit Sam en se rembrunissant. Et elle voulait quoi ?

-          Elle va faire un stage d’un mois à Paris, alors je vais l’héberger pendant cette période.

-          Je vois… Bon on y va ?

-          Oui, répondit précipitamment Marie. Je crois qu’il est jaloux, chuchota-t-elle à l’oreille de Marc en passant près de lui.

-          J’ai vu ça…dit-il plus amusé qu’inquiet.

Posté par kiriachan à 11:25 - Le corse et le parisien [en cours] - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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